Je ne ressent pas ce besoin de m'isoler dans le noir ou même de fermer les yeux pour y repenser, sans rien en laisser de côté, va donc savoir combien tout ça me poursuit. J'avais vu dans tes yeux un signe d'espoir, et entendu de ta bouche que j'avais de quoi y croire. Tu m'avais fait cette promesse, en contre partie de la mienne, comme quoi tout s'arrangerait peu à peu, qu'il fallait juste laisser le temps faire les choses à son rythme, plutôt que de les forcer, que c'était de loin la meilleure solution, même si tout ça te désolait autant que moi. Aujourd'hui j'ai comme la sensation d'avoir été trop naïve une fois de plus, et que cet espoir, n'étais qu'illusion, que j'avais beau y avoir cru de toutes mes forces, et avoir laisser le temps agir à sa guise, rien n'a fait. J'attends encore aujourd'hui la solution que tu m'avais présagé autrefois et pour tout te dire, j'ai peine à y croire. Désormais, la seule chose dont je peux encore être sûre c'est que je suis perdue, entre la part de moi qui a laissé toute sa confiance dans cette promesse, et celle qui sait, éperdument, que rien ne s'arrangera plus, même si on ne cesse de me dire le contraire. Tu sais, c'est tellement plus simple pour les autres, de dire, sans même avoir songé ne serait-ce qu'un peu à la triste réalité qui nous est imposée, que tout rentrera dans l'ordre avec le temps. Savent-ils déjà depuis combien de temps j'attends ? Depuis combien de temps on me ment ? - Pour quoi ? Je suppose que c'est certainement dans le but que je ne m'éloigne pas, et que je reste près toi n'est ce pas ? Est ce que c'est pour cette raison aussi que tu m'as promis ce genre de choses ? Pour que je reste, que je ne te laisse pas même si tu savais que ces choses là étaient trop dures à supporter pour moi ? - Tu me connais assez pour savoir que les promesses non tenues me tues, mais je ne pourrais pas t'en vouloir, parce que, sans cet espoir, sans cette promesse, même si ce n'était que virtualité, je n'en serais pas là aujourd'hui, il m'a permis de tenir et toi seul sais à quel point. J'aimerais que tu saches, que je te dois beaucoup, même si les plus grosses larmes que j'ai versé ont été pour toi. Tu as su être là et trouver les mots les fois où ça n'allait pas. Cependant, je ne vais pas te cacher, que dans toute cette histoire, je me perd, entre toutes ces belles paroles, ce réconfort et tout ce qui rime avec et toutes ces choses que tu tentes encore de me cacher. Tu vois, aujourd'hui comme hier, et de nombreux autres jours, des tas de questions sans réponses se mélangent dans ma tête. Je me demande juste si un jour, quelqu'un trouvera assez de sincérité pour y répondre.
Grand Frère.
« Petite s½ur, fallait que je te dises que je suis tellement fière de toi, de ce que tu es. Te dire que tu me manques et que je t'aime pour toujours très fort. Restes comme sa, t'es superbe, ne changes rien. Je suis tellement content de ce que tu es : un petit joyau. Je ne t'oublie pas, et ne t'oublierais jamais. Tu seras toujours là ma petite s½ur ܤ. Tu me manques trop, n'en doute jamais, ni de sa, ni du fait que je tiens à toi. »